L’Algérie est engagée depuis plusieurs années dans une transformation profonde de son modèle commercial. Mais 2024–2025 marque un tournant inédit. Le pays ne se contente plus d’améliorer ses chiffres : il restructure ses mécanismes, modernise ses institutions et cible de nouveaux marchés. Pour les exportateurs, investisseurs et entreprises qui souhaitent s’internationaliser, c’est un moment à saisir.
1. Une nouvelle gouvernance de l’export pour plus d’efficacité
L’État a lancé plusieurs réformes en 2024–2025 pour rationaliser et dynamiser les exportations hors hydrocarbures :
✔ Création d’un nouvel organisme dédié à l’exportation
Une structure entièrement consacrée à la facilitation, certification, accompagnement et promotion des exportateurs algériens a vu le jour. Objectif : faire monter les exportations hors hydrocarbures à 13–15 % du PIB d’ici 2030.
✔ Digitalisation des procédures
– Dématérialisation progressive des documents – Simplification des démarches douanières – Déclaration numérique unifiée pour les exportateurs
Ces réformes devraient réduire les délais et les coûts logistiques, deux obstacles majeurs signalés par les PME locales.
2. Les marchés africains deviennent la priorité stratégique
Dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), l’Algérie repositionne son commerce extérieur :
✔ Une dynamique d’intégration africaine plus affirmée
Réactivation des corridors transsahariens
Renforcement du commerce avec le Niger, le Mali, la Mauritanie
Implantation de showrooms algériens en Afrique de l’Ouest
✔ Produits algériens les plus demandés en Afrique
Dattes
Semoule, pâtes et produits céréaliers
Ciments et clinker
Détergents, hygiène et entretien
Cosmétiques
Matériaux et produits sidérurgiques
Cette diversification crée une occasion unique pour les PME algériennes de pénétrer des marchés en croissance, moins saturés que l’Europe.
3. La logistique, point faible ou point fort ?
Malgré plusieurs avancées, l’Algérie fait encore face à des défis logistiques importants :
Faiblesses actuelles
Coût élevé du transport maritime
Dépendance aux ports d’Alger et d’Oran
Manque de hubs logistiques dédiés à l’export
Avancées récentes
Modernisation du port d’Alger et extension d’Oran
Nouveaux projets d’infrastructures pour fluidifier les flux
Accord bilatéraux de transit avec les pays du Sahel
Si ces chantiers se concrétisent, la compétitivité des exportateurs algériens pourrait augmenter significativement.
4. Les entreprises privées accélèrent leur internationalisation
La montée des exportations hors hydrocarbures ces dernières années s’explique aussi par le dynamisme du secteur privé :
Tendances observées
Plus de 1 500 entreprises ont exporté pour la première fois entre 2020 et 2024.
Les industriels de l’agroalimentaire, de la chimie, du BTP et de l’hygiène domestique deviennent des acteurs majeurs.
Les start-ups et jeunes entreprises utilisent les plateformes B2B digitales (Alibaba, Tradekey, Made-in-China) pour prospecter plus vite.
Une transition culturelle
Le marché algérien n’est plus vu comme la seule cible. De plus en plus de dirigeants parlent désormais de : “produire pour exporter”, pas seulement pour absorber la demande locale”.
5. Ce que cela signifie pour les exportateurs algériens
Opportunités immédiates
Accès facilité aux marchés africains
Demande croissante pour les produits agroalimentaires et industriels algériens
Soutien croissant des institutions publiques
Points de vigilance
Logistique encore coûteuse
Conformité aux normes internationales
Qualité, packaging et traçabilité encore perfectibles
Conseil stratégique pour une entreprise algérienne
Investir dans la qualité + certification + packaging = le triptyque obligatoire pour réussir à l’export.
Conclusion : l’Algérie est à un point de bascule
Le pays n’est plus dans un discours de diversification : il est dans l’action. Les réformes institutionnelles, la digitalisation, l’ouverture africaine et le dynamisme des entreprises privées dessinent une nouvelle réalité.
Pour ceux qui savent anticiper, se structurer et viser l’international, les années 2025–2030 seront décisive
Comment l’Algérie redessine sa stratégie d’export : nouvelles réformes, nouveaux marchés, nouvelles ambitions
L’Algérie est engagée depuis plusieurs années dans une transformation profonde de son modèle commercial. Mais 2024–2025 marque un tournant inédit. Le pays ne se contente plus d’améliorer ses chiffres : il restructure ses mécanismes, modernise ses institutions et cible de nouveaux marchés.
Pour les exportateurs, investisseurs et entreprises qui souhaitent s’internationaliser, c’est un moment à saisir.
1. Une nouvelle gouvernance de l’export pour plus d’efficacité
L’État a lancé plusieurs réformes en 2024–2025 pour rationaliser et dynamiser les exportations hors hydrocarbures :
✔ Création d’un nouvel organisme dédié à l’exportation
Une structure entièrement consacrée à la facilitation, certification, accompagnement et promotion des exportateurs algériens a vu le jour.
Objectif : faire monter les exportations hors hydrocarbures à 13–15 % du PIB d’ici 2030.
✔ Digitalisation des procédures
– Dématérialisation progressive des documents
– Simplification des démarches douanières
– Déclaration numérique unifiée pour les exportateurs
Ces réformes devraient réduire les délais et les coûts logistiques, deux obstacles majeurs signalés par les PME locales.
2. Les marchés africains deviennent la priorité stratégique
Dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), l’Algérie repositionne son commerce extérieur :
✔ Une dynamique d’intégration africaine plus affirmée
Réactivation des corridors transsahariens
Renforcement du commerce avec le Niger, le Mali, la Mauritanie
Implantation de showrooms algériens en Afrique de l’Ouest
✔ Produits algériens les plus demandés en Afrique
Dattes
Semoule, pâtes et produits céréaliers
Ciments et clinker
Détergents, hygiène et entretien
Cosmétiques
Matériaux et produits sidérurgiques
Cette diversification crée une occasion unique pour les PME algériennes de pénétrer des marchés en croissance, moins saturés que l’Europe.
3. La logistique, point faible ou point fort ?
Malgré plusieurs avancées, l’Algérie fait encore face à des défis logistiques importants :
Faiblesses actuelles
Coût élevé du transport maritime
Dépendance aux ports d’Alger et d’Oran
Manque de hubs logistiques dédiés à l’export
Avancées récentes
Modernisation du port d’Alger et extension d’Oran
Nouveaux projets d’infrastructures pour fluidifier les flux
Accord bilatéraux de transit avec les pays du Sahel
Si ces chantiers se concrétisent, la compétitivité des exportateurs algériens pourrait augmenter significativement.
4. Les entreprises privées accélèrent leur internationalisation
La montée des exportations hors hydrocarbures ces dernières années s’explique aussi par le dynamisme du secteur privé :
Tendances observées
Plus de 1 500 entreprises ont exporté pour la première fois entre 2020 et 2024.
Les industriels de l’agroalimentaire, de la chimie, du BTP et de l’hygiène domestique deviennent des acteurs majeurs.
Les start-ups et jeunes entreprises utilisent les plateformes B2B digitales (Alibaba, Tradekey, Made-in-China) pour prospecter plus vite.
Une transition culturelle
Le marché algérien n’est plus vu comme la seule cible.
De plus en plus de dirigeants parlent désormais de :
“produire pour exporter”, pas seulement pour absorber la demande locale”.
Chiffres clés récents (sources : ONS, TSA, Algérie Éco, Africanews DZ)
5. Ce que cela signifie pour les exportateurs algériens
Opportunités immédiates
Accès facilité aux marchés africains
Demande croissante pour les produits agroalimentaires et industriels algériens
Soutien croissant des institutions publiques
Points de vigilance
Logistique encore coûteuse
Conformité aux normes internationales
Qualité, packaging et traçabilité encore perfectibles
Conseil stratégique pour une entreprise algérienne
Conclusion : l’Algérie est à un point de bascule
Le pays n’est plus dans un discours de diversification : il est dans l’action.
Les réformes institutionnelles, la digitalisation, l’ouverture africaine et le dynamisme des entreprises privées dessinent une nouvelle réalité.
Pour ceux qui savent anticiper, se structurer et viser l’international, les années 2025–2030 seront décisive
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